Nous publions aujourd’hui un témoignage de Jacques Rey qui a passé plusieurs mois à Madagascar durant le début de la pandémie en 2020. Jacques nous rend régulièrement visite sur notre stand lors des marchés de Lausanne. Il a toujours une anectdote à nous raconter, c’est notre manière devoyager là-bas actuellement.

Passionné de decouvrir la planète, Jacques Rey est un amoureux de Madagascar. Pendant 36 ans, il a travaillé pour sa propre agence de voyages: Corail Voyages SA à Lausanne, qui fut vendue en 2016, pour une retraite méritée à 73 ans.

Lors de ses nombreux voyages, il a eu le privilège de parcourir la Grande Ile, des villes aux coins les plus reculés, fabuleuse nature, faune endémique incroyable, population souriante, toujours hospitalière.

La pauvreté amène le visiteur, responsable et conscient, à l’envie, voir le besoin, d’aider ces enfants à être scolarisés au mieux de leurs capacités afin d’avoir une chance de réussir dans leurs vies futures.

En 1996, le hasard des rencontres l’amène à soutenir et prendre en charge un orphelinat à Tulear avec 9 enfants. La suite fut une aventure humaine incroyable, 46 enfants ayant atteints avec succès la fin des études à différents niveaux. De belles réussites humaines et sociales.

L’orphelinat continue, avec 7 enfants hébergés et 8 scolarisés.

Plus d’informations sur cet orphelinat en suivant le lien ici.

Aux amis de Madagascar,

Après avoir séjourné de février à juillet 2020 à Madagascar, bloqué par le suppression des vols internationaux, je suis de retour du 08.01 au 05.03.2021, mais possible uniquement sur Nosy Be et ses iles, ce qui est plus agréable qu’en Suisse si l’on aime le chaud. Tout était ouvert, vie normale, masques dans les marchés et bureaux.

Cette pandémie fait des ravages dans le monde entier, la vie sociale est fortement perturbée, les prix flambent.

Il me semble, surtout dans les pays pauvres, que la catastrophe économique plonge ces pays dans l’extrême pauvreté, alors que ces populations avaient, pas pour tous, un minimum vital incroyablement bas. Par exemple, le salaire malagasy minimal, pas toujours respecté, est de 250 000 ar (environ 67.00 chf), beaucoup de salariés travaillent pour la moitié ! C’est ça ou rien, les employeurs profitent de cette situation.

Alors, malgré nos problèmes en Suisse, je me suis occupé des familles en détresse que je connaissais depuis longtemps, certaines depuis plus de 28 ans, mais aussi d’enfants à soigner: médecins, hospitalisation urgente pour 5, médicaments, aides à la vie, voir survie.

Comment rester insensible dans mon pays de coeur que je parcours depuis plus de 35 ans ?

Cette missive est pour les amis de Madagascar, pour les donnateurs auprès de Madagascoeur qui agit directement sur le terrain, comme je le fais depuis 23 ans, juste pour vous dire que les aides que nous pouvons faire sont tellement précieuses, utiles, voir nécessaires pour sauver des vies,

AIDEZ-NOUS A AIDER LES PLUS DÉMUNIS

Agissez selon vos coeurs, vos possibilités, mais agissez vite, ils ont besoin de votre soutien.

Avec mes yeux qui ont vu ces détresses graves et le coeur qui crie “à l’aide !”

Jacques Rey